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Résister

L'an dernier, Merci Patron ! de François Ruffin a joué le rôle visible de symbole politique de gauche du cinéma français. Ce film a su cristalliser les passions politiques, de Frédéric Lordon qui s'enthousiasmait dans les pages du Monde Diplomatique pour un « film d'action directe » d'un genre nouveau, aux « professionnels de la profession » des Césars qui le récompensaient meilleur documentaire, en passant par son impact réel sur le mouvement « Nuit debout ». Pourtant, d'autres films français de cette même période ont également su réinventer, en sourdine et via des fictions, quelques axiomes primordiaux de la lutte politique comme la résistance à la loi du plus fort. lire la suite...

JUSTE UN PLAN (OU DEUX)

Mains au travail

Dans le génial Phantom Lady (1944), signé Robert Siodmak, un tueur paranoïaque se sert de ses mains pour tuer, comme fait plus que de le suggérer le titre du film en français : Les Mains qui tuent. Je ne dévoile rien, ou très peu, en précisant que le tueur en question est Jack Marlow (Franchot Tone), un esthète qui se sert par ailleurs de ses mains pour "façonner la beauté dans un morceau d'argile". lire la suite...

LA MONTREUSE à TOUT-VA

La meilleure des polices

Plusieurs épisodes des deux premières saisons de la série Black Mirror donnent une image totalement dégradante des spectateurs (par exemple : The National Anthem, 15 Million Merits, White Bear, The Waldo Moment). Ils sont représentés comme une masse imbécile et soumise, prête à consommer n'importe quel spectacle crétinisant, et à tomber dans tous les pièges médiatiques despotiques. lire la suite...

JUSTE UN PLAN (OU DEUX)

La femme aux doigts d'or

En 2014, plus d'un siècle après la naissance du cinématographe, on peut être encore profondément ému et heurté par un simple plan fixe. Une image qui frappe, Emmanuelle Riva paralysée dans un fauteuil roulant, dans Amour de Michael Haneke. La femme, une ancienne prof de piano, dont la main droite, atrophiée, est recroquevillée sur elle-même. Membre désormais inutile, elle ne jouera plus, mais terrifiera toujours, pour toujours. Terrifiante main. Une pince, plutôt qu'une main. Une main devenue pince, monstrueuse, il n'y a qu'elle à l'intérieur du plan, attirant le regard. lire la suite...

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